Chantale de Nimy cherche une place pour son fils handicapé

Chantale, de Nimy, ne trouve aucune place pour son fils handicapé: "Sept centres sur dix prennent des résidents français"

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Chantal Baligand, 60 ans, est la maman de Pierre, 26 ans, handicapé. L’homme souffre d’un retard mental. Dans sa tête, il a 10 ans. Depuis des mois, Chantal cherche un centre de nuit pour lui, mais c’est la croix et la bannière. « Sept centres sur dix sont réservés aux Français, ce n’est pas normal », soupire-t-elle. Désespérée, elle espère rencontrer le ministre wallon de l’Action sociale, Maxime Prévot.

 

 


Chantal, 60 ans, se bat pour trouver un centre de nuit pour son fils, souffrant d’un retard mental.

Pierre a 26 ans. Mais dans sa tête, il en a 10. Depuis sa naissance, il souffre d’un retard mental. Sa maman, Chantal Baligand, se fait un point d’honneur à tout faire pour qu’il ait une vie normale. «  Il a toujours été dans des centres qui lui permettaient d’avoir des échanges sociaux, d’acquérir une certaine autonomie. Il doit être bien encadré, car il doit répéter les mêmes gestes chaque jour», nous confie-t-elle.

En semaine, jusque 14h30, Pierre est donc dans un centre montois. Il rentre ensuite à la maison, avec Chantal. «  Notre objectif avec son papa, c’est que Pierre finisse par avoir une vie normale. Pour ça, il a besoin d’être entouré  ». Sa famille est très présente, mais un centre reste essentiel pour son encadrement.

Pour l’instant, un centre de jour suffit. Mais l’avenir préoccupe beaucoup Chantal. «  J’ai 60 ans. Aujourd’hui, je sais encore m’occuper de mon fils, sans problème. Par contre, j’ai peur pour l’avenir. Je ne sais pas de quoi demain sera fait.  »

L’émotion submerge Chantal qui ne peut retenir ses larmes, car la situation la pèse et la désespère. «Au début, on me renvoyait vers des centres de Liège, mais c’est impensable d’aller si loin. Dans notre région, j’ai contacté au moins 10 centres : soit je reçois une réponse négative, soit on me met sur une liste d’attente, qui peut cumuler parfois six ans d’attente !  »

En faisant ses recherches, Chantal s’est rendu compte d’une problématique, difficile à contourner, indique-t-elle. «  Je pense que sur 10 centres de nuit, 7 m’ont répondu qu’ils ne prenaient que des résidents français et pas des belges  ».

En Belgique, bon nombre de centres privés financés par l’État français ont ouvert leurs portes. Notre maman n’est pas contre la venue de nos voisins, mais elle trouve qu’il y a un gros déséquilibre. La Nimysienne compte envoyer un courrier au ministre wallon de l’Action sociale, Maxime Prévot.

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