Clos des hirondelles à Ghlin

Clos des Hirondelles à Ghlin: les camps se reforment...

C.T.

C’est reparti comme en 14 - pardon, comme en 2004 ! La ville de Mons veut vider le Clos des Hirondelles de ses habitants et les associations qui défendent « ces Montois issus de la communauté des gens du voyage » remontent au créneau. Ça coince... Cela faisait pourtant des mois que la ville et certains habitants du Clos évoquaient un relogement.

               

 

 

 

 

 

 

 

  

On prend les mêmes et on recommence. Dans un camp la ville de Mons et son maïeur (Maurice Lafosse et Marc Barvais se sont déjà cassé les dents sur ce dossier avant que Nicolas Martin ne s’y attaque à son tour). Dans l’autre une vingtaine de familles installées depuis belle lurette (depuis les années 80, pour les plus anciennes) sur un terrain le long du canal à Ghlin, dit « clos des Hirondelles ». A leurs côtés, une brochette d’associations (Picardie Laïque, MOC, etc.) soucieuses des droits des « gens du voyage » (qui ne voyagent plus).

Vendredi ce collectif a invité la presse au Clos. «  Nous voulons manifester notre vigilance face à ce qu’il se passe, dit Barbara Mourin (Picardie Laïque). Il y a dix ans, nous avions obtenu une reprise du dialogue entre habitants, pouvoirs publics et associations...  » Une cause pas très populaire, vu les incidents répétés attribués au Clos (vandalisme, caillassages...). Le collectif se défend de faire de l’angélisme. «  On sait qu’il y a des soucis. Mais on est préoccupé par les amalgames. Il ne faut pas que les faits commis par certains retombent sur l’ensemble des habitants.  »

Elle souligne par ailleurs que les habitants n’ont pas reçu de courrier de la ville leur signifiant officiellement qu’ils devraient partir dans les trois mois, comme cela a été dit. Exact ; en revanche ils connaissent l’intention de la ville depuis le début de l’année déjà et certaines familles semblaient accepter la perspective d’un déménagement. Sylvie R., une habitante, explique : «  début janvier, l’agent de quartier est venu faire un recensement et il nous a dit que la ville désirait dissoudre le campement et nous faire aller dans des logements sociaux.  » Sylvie a aussitôt contacté le cabinet du bourgmestre par mail pour exposer sa propre situation (pas facile de reloger une famille de six personnes !) puis a rencontré différents échevins. «  On avait la possibilité de contacter des assistants sociaux. Je crois que pratiquement tout le monde a introduit une demande car l’annonce qu’on devrait partir fin juin créait une pression.  »

Depuis, le désir de rester ensemble a repris le dessus.             

             

 
 

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